Fadéla Sebti

Avocate au barreau de Casablanca (Maroc) depuis 1983, agréée près la Cour Suprême, écrivain et auteur d’ouvrages juridiques et de fiction.

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Dix années passées en France à partir de 1967, à l’aube des profondes mutations de la société civile française, puis de celles du monde entier, ont façonné chez Fadéla Sebti une personnalité profondément attachée aux valeurs de l’individu, à l’humanisme et à la solidarité.

De retour au Maroc, Fadéla Sebti a mis à profit ces valeurs dans tous les actes de sa vie. Avocate au Barreau de Casablanca, elle a activement milité depuis le début des années 80 pour que le droit marocain reconsidère la position des femmes dans le sens de l’équité.

La tâche n’était pas aisée, lorsqu’on prend en considération la spécificité musulmane du Maroc : faire évoluer les consciences sans heurter les convictions religieuses, faire évoluer le droit sans contester les principes coraniques, tel fut le pari qu’elle se fixa. Au travers d’articles, d’essais, Fadéla Sebti a tenté de vulgariser un domaine du droit jusqu’alors jugé inaccessible de part son référentiel musulman, et donc sacré.

Le contrat de mariage qu’elle lança, et qui permit à de nombreuses femmes de rétablir l’égalité qui n’existait pas au sein du couple, a été à l’origine d’une approche contractuelle de la notion de mariage par le législateur, préparant les mentalités aux changements qui devaient voir le jour à travers les modifications ultérieures du statut personnel de la femme marocaine.

Sur un autre plan du droit, son premier ouvrage, le « Répertoire de la Législation Marocaine » fut le premier recueil à recenser toute la législation marocaine, avec un classement thématique et chronologique. L’aide précieuse qu’il apporta aux juristes et aux praticiens vaut à son auteur, à ce jour, la reconnaissance de ses pairs.

Romancière, Fadéla Sebti a publié un roman, « Moi, Mireille, lorsque j’étais Yasmina », dont le trame fait ressortir les difficultés de communication lorsque l’on est un couple multiconfessionnel dans lequel la religion de l’un fait partie intégrante de l’éducation. Ce livre reçut un grand écho auprès de la communauté étrangère du Maroc.

Fadéla Sebti a également participé à la rédaction d’une pièce de théâtre musicale intitulée « L’Oiseau de Lune », mise en scène par Antoine Bourseiller. Dix séquences écrites à plusieurs mains par neuf auteurs marocains dans le cadre de l’année du Maroc, qui s’est déroulée à Paris en 1999.

Dans « L’Anthologie de la Nouvelle Maghrébine », recueil de nouvelles écrites par des auteurs marocains, algériens et tunisiens, Fadéla Sebti s’est essayé à un autre genre littéraire. Sa nouvelle, intitulée « Elle », met, encore une fois, la femme à l’honneur.

 
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